La diaspora Congolaise en France

Par Kapampy MBUYI

Si la République démocratique du Congo avait connu moins de drame, y aurait-il autant des Congolais en France ? Malgré ses riches ressources du sol et du sous-sol, un certains nombre de Congolais  se sont retrouvés à l’état de sous-hommes, chosifiés et clochardisés à outrance et les populations civiles sont abandonnées à elles- mêmes. Les images des rebelles tirant sur tout ce qui bouge et des congolais errant avec leurs baluchons ont fait le tour du monde ! Pour survivre et rechercher un peu de dignité, la plupart des Congolais ont donc choisi la route de l’exil !

Les RDCongolais installés en France se recrutent dans les catégories suivantes : les demandeurs d’asile politique (les réfugiés et leurs familles) ; le regroupement familial ; les visiteurs qui finissent par s’installer ; les «aventuriers», qui constituent un cas particulier d’une immigration clandestine ; les étudiants ; les stagiaires de la fonction publique congolaise et même les diplomates en fin de carrière ou rappelés qui refusent de retourner au pays.

Parmi les Congolais installés en France, même si certains y entrent régulièrement comme étudiants ou visiteurs, l’objectif de départ semble être celui de s’installer définitivement ou durablement en France.

Selon plusieurs données statistiques, la RDC représente aujourd’hui, en France, l’un de grands pourvoyeurs d’immigrés parmi les ressortissants d’Afrique subsaharienne. Cette immigration congolaise (RDC) en France s’inscrit dans ce qu’il est convenu d’appeler la «nouvelle vague migratoire» après l’arrêt de l’immigration du travail en France en 1974 à laquelle la RDCongo n’était pas invitée vu son passé colonial qui n’avait rien à voir avec la France.

Dans un contexte de crise politique et économique dans un certain nombre de pays africains qui incite de plus en plus les gens à émigrer, la constitution des diasporas prend de plus en plus d’ampleur. Dans cet article, je m’atèle à dresser le portrait succinct de cette diaspora à travers un focus sur la diaspora « RD Congolaise en France ».

Le choix de la France comme pays d’accueil pour les Congolais est notamment justifié par l’usage de la langue française mais aussi la connaissance de la culture française par bien des Congolais depuis la RDC. Il y a aussi l’image de l’élégance française qui séduit une frange importante de la population congolaise friande des beaux vêtements notamment grâce au mouvement des SAPEURS (Société des Ambianceurs et Personnes Élégantes).

Dans leur processus d’intégration, les immigrés congolais ont des atouts, à savoir, l’usage de la langue française et le niveau de l’instruction de base.

Grâce à leur prévenance ou à leurs talents, les Congolais de France ont réussi, même à minima, leur intégration. Ainsi, ils sont employés ou ouvriers (Entretien, Bâtiment, Transport, Logistique) ; Commerçants ou chefs d’entreprises et exploitent plusieurs secteurs notamment l’alimentaire (Boutiques exotiques), l’habillement (Boutiques de mode), la Beauté (Salons de coiffure et soins du corps), les Services (Frets, Transfert des fonds, Messageries, Gardiennage, Bâtiment, Electricité, Peinture) ; Cadres et autres professions supérieures intellectuelles (Infirmiers, Médecins, Pharmaciens, Ingénieurs, Informaticiens, Architectes, Journalistes, Chercheurs, Professeurs d’université, Enseignants) ; Professions intermédiaires ; Retraités et Inactifs.

Bref, cette communauté est parfaitement insérée dans toutes les catégories socio-professionnelles.

La communauté RDCongolaise en France est aussi organisée en associations afin de maintenir les liens d’amitié ou de fraternité. Il existe divers types d’associations congolaises en France, formelles et informelles, dont les objectifs sont Professionnels, Culturels, Politiques ou économiques pour le Congo, la solidarité avec la région ou le quartier d’origine au Congo.

Dans la France entière, c’est en Ile de France où l’on trouve plus de Congolais.  L’attrait de la Région parisienne (Ile de France) est plus significatif par rapport aux agglomérations provinciales. Cette carte d’occupation de l’espace se confond beaucoup avec la carte de l’emploi car, sans avoir les taux d’activité précis de ces agglomérations, on peut affirmer sans risque de se tromper que la Région parisienne, Lyon, Lille et Toulouse constituent des viviers d’emploi pour l’ensemble de la population française.
Ce qui dénote une attraction des Congolais pour des villes où ils peuvent trouver un emploi avec moins de difficultés mais aussi retrouver leur communauté.

Par Kampapy MBUYI

Mots sur l’auteur

L’auteur de cet article, un contributeur indépendant, Kapampy MBUYI, est Journaliste – Reporter, Consultant en règlement des conflits en zones sinistrées, Consultant en Ecologie et protection de l’environnement
Animateur de la lutte contre le VIH/Sida.

Il possède en outre, plus de 38 ans d’expérience : Presse écrite, plus de 23 ans d’expérience : Gestion des entreprises et plus de 20 ans d’expérience : Vie associative

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